Sortie n°664

La semaine qui suit une course est un de mes moments préférés en course à pied. J’apprécie d’être – enfin ! – libéré des contraintes d’un plan d’entraînement. De pouvoir courir quand j’en ai envie, la distance qui me plaît et à l’allure de mon choix. Mais comme je ne suis pas à un paradoxe près, je me précipite tout aussi vite dans un nouveau plan d’entraînement en vue de la course suivante.
Cette semaine je démarre donc un plan en 9 semaines pour me préparer aux 6 heures de l’Espoir, fin novembre.

5 séances par semaine c’est beaucoup. C’est plus que ma moyenne habituelle de 3 sorties par semaine, et je n’ai promis à personne de tout suivre à la lettre, pas même à moi-même, mais je vais néanmoins essayer de m’y coller sérieusement. Et comme j’ai décidé de courir les mardis, mercredis, jeudis, samedis et dimanches, c’est aujourd’hui que ça commence.

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Bandol Classic 2015

La Bandol Classic est une course à peu près incontournable dans mon calendrier, c’est la seule à laquelle j’ai participé chaque année depuis que j’ai débuté la course à pied. C’est cette année ma cinquième participation, la deuxième pieds nus, mais un mois après l’ultra-boucle de la Sarra, j’arrive là totalement non préparé (j’ai couru moins de 30 km en un mois) et sans autre objectif que de participer.
Dans la colonne des points positifs on notera l’heure de départ retardée de 18h à 19h, ce qui donne une température moins inconfortable qu’en 2014 (27°C au lieu de 32°C), quant aux points négatifs, en complément de la non-préparation, je pèse 7 kg de plus qu’en juin dernier.

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En passant

Demi-cooper

Le principal objectif du premier semestre, l’ultra-boucle de la Sarra, est passé, et je n’ai encore arrêté aucun objectif pour le second semestre. C’est le bon moment pour caler un mini-plan de développement de VMA sur 4 semaines avant d’entamer la deuxième moitié de l’année.
Mais pour ça il me faut d’abord évaluer ma VMA actuelle car la dernière mesure date de juillet dernier.

Allure et fréquence cardiaque

Allure (en gris) et fréquence cardiaque (en rouge)

Je pars donc pour un demi-Cooper[1] sur une portion de route assez plate près du bureau.
Après 40 minutes à petite allure je démarre le chrono et m’élance pour les 6 minutes du test. Mon allure cible est aux alentours de 4’35 /km et comme d’habitude je pars plus vite que prévu, en dessous de 4’30 /km. Je lève un peu le pied pour essayer de me caler sur l’allure choisie mais très vite ça devient difficile. Au bout d’une minute et demie à peine, c’est déjà dur de rester sous les 5’00 /km, c’est clairement pas la forme.

En fin de compte le Polar indique 1,21 km lorsque les 6 minutes sont écoulées. Ça fait une VMA de 12,1 /km soit 10% de moins que ce que je mesure habituellement.
Pas glorieux.
La faute à quoi ? Les 26°C à l’ombre, le léger dénivelé de +1,5% du tracé, les kilos revenus qui font monter mon IMC à 26,2 ?
Un peu des trois probablement.
Quoi qu’il en soit ça me conforte dans l’idée de consacrer 4 semaines à travailler la VMA. Allez, je démarre lundi.


[1]. Soit une durée de 6 minutes à vitesse très soutenue.

[UBS] Rien ne sert de courir…

… il faut partir à point.
Oui, je me sens comme le lièvre de la fable après avoir poireauté pendant trois semaines et à tenter maintenant de rattraper le retard.

Lundi, J–33

Il est temps de m’y mettre sérieusement et pourtant dès cette première séance je m’écarte déjà du nouveau plan revu et compressé. Il me faudrait courir entre 1h30 et 2h00 en EF sur terrain vallonné, à la place j’opte pour un run commute. C’est à dire que je vais au boulot et j’en reviens en courant. Ou presque. Dans la pratique je fais la partie urbaine du trajet en voiture et je ne cours que dans les collines.
2x 6,3 km et surtout 340 m de D+ (et donc aussi de D–) en grande partie sur des sentiers qui sont en réalité des lits de torrents à sec.
Mais qu’est-ce que c’est agréable de courir quand le soleil se lève !

Lever de soleil

Lever de soleil sur la rade de Toulon

C’est plutôt dur pour une reprise, les cuisses jettent vite l’éponge sur le retour et je termine en toutes petites foulées à 9′ /km, mais sans jamais me départir du grand sourire qui me barre le visage, et j’enlève même les chaussures pour les deux derniers kilomètres.

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Semi-marathon d’Hyères 2015

Semi-marathon d'Hyères 2015Il y a des événements qui tombent au mauvais moment, et ce semi en fait partie. Ce qui paraissait une bonne idée fin décembre, quand j’ai défini mes objectifs du premier semestre s’avère être surtout un fardeau. Comme une promesse que l’on a faite dont on ne peut plus se dédire et qui nous encombre plus qu’autre chose. La faute à une préparation sabordée, à des kilos hivernaux qui perdurent et par-dessus tout à l’autre objectif du semestre dont la silhouette se profile à l’horizon. Bref, après les tergiversations dont je suis coutumier, j’ai décidé d’y aller quand même.
C’est l’occasion de tester en conditions de course les vêtements que je compte porter lors du 6 heures.

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Noël avant l’heure

Un panneau annonce des travaux de voirie au début de « ma » ligne droite à proximité du bureau et je sens poindre un sentiment d’inquiétude diffus. Un léger froncement de sourcils. La route est déjà constellée de nids-de-poule et de raccords, qu’est-ce qu’ils nous font ce coup-ci ?
Je cours ici plusieurs fois par semaine et l’état de la route se dégrade à la vitesse grand V, en grande partie à cause du passage régulier des camionnettes de la pépinière.
Travaux de voirie

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Marseille Cassis 2014

Bien que les courses de cette ampleur ne soient pas vraiment ma tasse de thé, j’ai donc pris le départ dimanche de Marseille Cassis. Dès la veille, en allant retirer nos dossards à Marseille avec Gégé nous avons profité du trajet pour reconnaître le parcours. Je ne suis pas sûr que ce soit une idée de génie. Aux trois premiers kilomètres en faux-plat montant (+37 m) succèdent trois kilomètres de franche montée (+100 m) puis au détour du premier virage en épingle les choses sérieuses commencent avec trois kilomètres et demi de lacets (+176 m) jusqu’au col de la Gineste.
Après avoir monté tout ça (en voiture) on s’est quand même demandé ce qu’on était venus faire dans cette galère. D’autant que le plateau de Carpiagne au-delà du col est plutôt vallonné et que la descente vers Cassis est raide.
Bref, ma stratégie pour la course était toute faite : ne pas me mettre dans le rouge sur les six premiers kilomètres pour tenir jusqu’au col, puis prendre une bonne allure en gardant une réserve sous le pied pour la côte des Pompiers, le fameux raidillon du 18e km.

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