Grand Raid de Camargue 2016

Voilà enfin la seconde édition du Grand Raid de Camargue, sur un parcours raccourci à 100 km au lieu de 114. Bon, la distance n’affecte pas trop ma préparation puisque l’an dernier j’ai jeté l’éponge après 36 km et que cette année j’espère atteindre le relais aux Saintes-Maries-de-la-Mer à 52 km. Je sais bien que si j’y arrive j’aurais les jambes aussi dures que du bois et je ne vois pas comment je pourrais en repartir pour 48 km supplémentaires, donc inutile de viser une arrivée aux 100 km.

Vendredi, 19h50

Pendant que tout le monde attend impatiemment le coup d’envoi du match d’ouverture de l’Euro 2016, je m’organise rapidement une pasta party solo (comme la course) et je me mets au lit très tôt. Dehors j’entends la pluie tomber et m’en réjouis, demain le terrain sera plus souple et l’air peut-être plus frais.

Pasta party solo

Samedi, 3h35

Le réveil doit sonner à 4h15 mais je suis déjà réveillé et je sais que je ne rendormirai pas, donc je me lève et commence à me préparer, m’habiller, vérifier et revérifier que je n’oublie rien. Le dossard, les barres de céréales, les pâtes de fruits, les clés de la voiture, etc.

Puis je quitte la chambre d’hôtel, il fait encore nuit noire, et je rejoins la salle communale d’où part le bus qui nous emmènera sur la ligne de départ à Salin-de-Giraud.

Samedi, 6h17

Le départ est donné avec un gros quart d’heure de retard, après les diverses allocutions des officiels et sponsors. Il y a 85 partants sur l’épreuve solo, une petite vingtaine je crois sur le relais à deux. Le parcours est sans surprise, très similaire à celui de l’an dernier.

Le paysage est splendide et les premières heures de course sont un régal. Le soleil reste masqué derrière un voile de nuages, la température de l’air est agréable, et courir sur les digues entre les marais salants est assez exceptionnel.

marais salant

Samedi, 8h03

Je m’arrête au premier ravito, les bénévoles (les mêmes que l’an dernier) me reconnaissent évidemment à l’absence de chaussures et je prolonge l’arrêt pendant de longues minutes pour discuter avec eux. Je repars lorsque la marcheuse (oui, une participante a pris le départ avec l’objectif de rallier l’arrivée en marchant. Sur le papier c’est faisable puisque la limite horaire de 18 heures pour 100 km correspond à 5,6 km/h de moyenne), je repars disais-je, lorsque la marcheuse passe au ravito sans s’arrêter.

À partir de là, ma course se déroule exactement comme l’an dernier.
Je perds de vue la marcheuse lorsque j’arrive sur la première plage et je ne vois plus personne pendant 1h30, jusqu’au second ravito.
Puis les vélos de l’organisation me rattrapent, comme l’année dernière, pendant que je longe l’étang du Rascaillan, et me confirment que la marcheuse a abandonné au ravito du 27e kilomètre.
Enfin je commence à souffrir des effets combinés de la chaleur et du vent. J’alterne marche et petit trot, mon allure moyenne chute au-dessous de 7 km/h, et à 6 km du ravitaillement mon Camelbak est déjà vide.

Samedi, 11h58

Tant pis pour l’objectif de 52 km. Mes jambes sont lourdes, je n’avance plus, j’arrête d’alterner marche et trot à la sortie de la plage de Beauduc et couvre en marchant les trois kilomètres qui me séparent du troisième ravito. Là aussi les bénévoles sont les mêmes que l’an dernier, et après que tout le matériel a été remballé c’est l’ambulance des secouristes qui me rapatrie sur l’arrivée à Aigues-Mortes.

Là, j’ai le privilège peu banal d’assister à l’arrivée du vainqueur d’une course dont j’ai moi-même pris le départ. Il aura fallu à Florian Racinet 8h27 pour couvrir les 100 km. Bon, c’est pas n’importe qui non plus, second de l’Ultra Trail du Vercors et vainqueur du Grand Trail du St-Jacques l’an dernier, huitième de la Saintélyon en 2012.

Le vainqueur franchit la ligne d'arrivée en 8h27

Le vainqueur franchit la ligne d’arrivée

Bilan

La conclusion qui s’impose c’est que 100 ou même 50 km sont des distances trop importantes pour moi.
L’an dernier j’avais mis en cause ma mauvaise gestion de l’hydratation en début de course. Cette année j’ai bu régulièrement dès le début de la course, environ 1 litre par heure, et j’arrive exactement au même résultat, à savoir que je n’en peux plus dès le trentième.
Probablement une question de préparation. Laurent, l’organisateur du Grand Raid avec qui j’ai échangé quelques mots, me confiait que pour arriver au bout d’un 100 km il faut maîtriser des sorties de 4 à 5 heures, et j’en suis loin.

Les clés de la course

Distance : 37,8 km
Durée : 6h16
Dénivelé : 10 m

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10 réflexions sur “Grand Raid de Camargue 2016

    • Ou pas 🙂
      Pour le moment je vais surtout profiter d’un peu de repos et voir si je démarre comme prévu un plan marathon de juillet à novembre.

  1. THIERRY (GT179) dit :

    Bravo lambda pour ta course, même si celle ci n’a pu t’emmener jusqu’à son terme !
    Tu ne parle pas de tes pieds ni du revêtement, n’as tu eu aucune gène de ce côté là ?
    Encore bravo pour ton exploit (à mes yeux ça en est un) !

    • Le revêtement est majoritairement composé de digues recouvertes de gravillons, et les sections en bord de mer traversent des plages de sable à la consistance variable.
      Bien sûr tout ça a un impact sur l’allure, on ne peut pas dérouler à allure constante comme sur du bitume, mais les pieds auraient pu continuer encore longtemps si le reste de l’organisme et les cuisses en premier lieu avaient suivi.
      Globalement, après 3 ans de course pieds nus je constate que les pieds ne sont jamais le maillon faible… à condition d’accepter de sacrifier un peu de vitesse par moments, pour s’adapter au terrain.

  2. alain dit :

    BRAVO DE NOUS FAIRE PARTAGER TES EXPERIENCES – TU ES CAPABLE DE FAIRE 50 KMS ( PEUT ETRE SUR LES 6 H DE BORELLY AU MOIS DE NOVEMBRE ) –
    JE SERAI LA POUR T’ENCOURAGER .

    • Merci !
      Pour Borély c’est râpé cette année, je me suis inscrit très tôt au marathon des Alpes-Maritimes, pas question de faire un 6 heures le dimanche qui précède 🙂

  3. Bonjour. Peut etre que les douleurs aux jambes sont dues a une compensation inconsciente de protection des pieds. J’ai fait le raid avec une pose d’une plaque et 6 broches a cheville suite a une fracture perone maleole datant de moins de deux mois au moment du depart de la course et j’ai eut des douleurs partout sauf a cette cheville.

    • Possible, j’avais pas envisagé cette éventualité. Faudrait que je fasse du long sur un revêtement lisse pour comparer. On verra au marathon des Alpes-Maritimes en novembre.

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