Vivobarefoot Aqua II

Depuis deux ans et demi que je cours pieds nus et que, d’une manière plus générale, je vis pieds nus 95% du temps, porter des chaussures traditionnelles est vraiment devenu une corvée.

Xero Amuri Cloud

Xero Amuri Cloud

Pour les rares moments où je me résous à en porter, j’ai des sandales de type huaraches.
Et quand il est vraiment nécessaire que ça ressemble à des chaussures, j’enfile des godasses de randonnée choisies trois pointures trop grandes histoire d’y être à l’aise.

Puis très récemment j’ai franchi le pas.
J’ai opté pour des chaussures ‘naturelles’ qui réunissent plusieurs avantages des huaraches, la légèreté, une semelle fine et souple et un drop1 de zéro, tout en offrant un look passe-partout qui n’attire pas autant les regards que des sandales.

Vivobarefoot Aqua II

Vivobarefoot Aqua II


Le mot ‘naturel’ est à la mode chez les fabricants de chaussures, et nombreux sont ceux qui essaient de nous vendre quelque chose pour qu’on marche ou qu’on courre « comme pieds nus ». Vivobarefoot, qui produit ces Aqua II, ne fait pas exception, leur message commercial promet une « absorption naturelle des chocs », un « contrôle naturel des mouvements » ou un « retour sensoriel naturel ».

Depuis deux semaines que j’ai ces chaussures j’ai dû les porter une quinzaine d’heures. Avant tout j’ai enlevé la semelle intérieure puisque selon les indications sur la boîte elles ne servent que de protection thermique. Dès les premiers pas on constate les différences avec une chaussure traditionnelle. La toebox2 est plus large et l’avant du pied a plus de place pour fonctionner correctement pendant la marche, même si les orteils ne peuvent pas vraiment se relever librement.
La semelle est très souple et c’est vrai qu’on ne marche pas avec ce mouvement d’enroulement du pied, du talon vers la pointe, qu’imposent les semelles rigides.

Semelles des Vivobarefoot Aqua II

Salissement des semelles

Le plus surprenant c’est la manière dont la foulée se manifeste sur l’envers de la semelle. La poussière et les saletés en s’accumulant au fil des pas, marquent assez nettement les points d’appui. Ces zones grises sont visibles à l’œil nu sur le jaune orangé des semelles et on voit très distinctement l’empreinte des têtes des métatarses (l’avant-pied) et du gros orteil.
Semelles des Vivobarefoot Aqua II (constraté)

Salissement des semelles (contraste accentué)


Si on en juge d’après ces marques, on marche effectivement avec ces chaussures « comme pieds nus » … même si ça ne me fera pas les porter plus souvent que les autres.


[1]. Le drop est la différence d’épaisseur entre l’avant de la semelle et le talon.
[2]. La toebox, littéralement la ‘boîte à orteils’, désigne la partie avant de la chaussure.

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