Flanagan’s Run

Flanagan's RunEn 1928, Charles C. Pyle organise la Trans-American Footrace, une traversée des États-Unis en courant partant de Los Angeles pour rallier New York via Chicago, sur une distance de 5 500 km.

En 1982, Tom McNab, qui a entraîné des équipes olympiques britanniques dans plusieurs disciplines s’inspire de cette course pour écrire son roman « Flanagan’s Run », traduit sous le titre « la Grande Course de Flanagan » en français.

Dans le roman la course est organisée par un dénommé Charles C. Flanagan, alter ego tout aussi haut en couleur que le véritable C. C. Pyle, et elle se déroule en 1931 ce qui est très commode pour justifier la participation de nombreux coureurs, ruinés ou ayant perdu leur travail après la crise de 1929 et qui courent pour la prime considérable offerte au vainqueur.

On pourrait s’attendre à lire le récit répétitif et ennuyeux des étapes courues jour après jour d’une ville à l’autre, d’autant plus que l’action s’étale sur 3 mois et que le bouquin dépasse allègrement les 450 pages.
Mais il n’en est rien. Les premiers chapitres, une fois le décor planté, s’attardent effectivement sur la description des journées passées à courir, mais je n’ai jamais trouvé le récit ennuyeux.
D’une part la représentation de l’Amérique des années 1930 est suffisamment dépaysante pour accrocher le lecteur, d’autre part de multiples flash-back présentent les principaux protagonistes et retracent leur vie en s’attardant sur les raisons pour lesquelles chacun prend part à cette aventure hors norme. On suit avec intérêt les interactions entre les personnages, leur progression au classement, et au final on se prend d’affection pour Doc Cole, pour McPhail, Morgan, Thurleigh et Martinez, pour Kate Sheridan et même pour Flanagan.

La vraie Trans-American Footrace, en 1928.

La vraie Trans-American Footrace, en 1928.

Plus le roman avance et plus le récit de l’étape de la journée rétrécit au profit de l’intrigue extérieure à la course, car assurer la logistique pour un millier de coureurs à travers les U.S.A. coûte cher, et il faut tout le talent de Flanagan et Willard, ainsi que pas mal de coopération et de compréhension de la part des coureurs pour trouver les financements en temps et en heure et permettre à la course de continuer.

Au final, j’ai dévoré ce bouquin. Unputdownable comme diraient les américains. J’ai trouvé le récit très divertissant et les personnages très attachants. Cerise sur le gâteau, j’ai lu le dernier chapitre, un marathon couru à New-York entre Denville et Central Park, le jour même où se déroule le marathon de New York.

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