Trail du massif des Brasses 2015

Ah ! le trail des Brasses. Un an que j’attends cette occasion de revoir les barefooters avec qui je discute par clavier interposé à longueur d’année. « Mes amis virtuels » comme vous surnomme ironiquement madame λ.

Je sais que je vais y retrouver Christian et Fred et que l’équipe de 5doigts.fr fait également le déplacement pour tenir un stand dédié au minimalisme. Plusieurs autres barefooters ne seront pas des nôtres, faute d’avoir réussi à nous organiser à temps. Ce n’est que partie remise !

Samedi, 18h53

La Savoie est toujours aussi loin de chez moi et après quelques longues heures de route j’arrive à Onnion, petit bourg de la vallée du Risse qui vit ce week-end au rythme de la course. Même monsieur le maire met la main à la pâte en prenant le départ du 15 km.

Dimanche on court sur une partie de ces crêtes.

Dimanche on courra sur une partie de ces crêtes.

Je retire mon dossard, retrouve Christian et Fred comme prévu et nous nous installons dans la chambre louée pour le week-end dans le même hôtel que l’an dernier, à l’entrée du village. C’est l’occasion de rencontrer les autres occupants : les ‘5doigts’ au complet (enfin, je ne sais pas s’ils étaient au complet mais ils étaient cinq et pour moi ça fait le compte) et un groupe de pompiers venus de la région parisienne.

21h10

On se retrouve tous attablés au resto avec Séverine et Sébastien, les gentils organisateurs de la balade de santé du lendemain, et on fait le plein de calories pour la course. Sans grande originalité j’en conviens, on reste fidèles au burger savoyard que l’on avait déjà goûté (et fortement apprécié) l’année dernière.

Party oui, mais pas pasta.

Party oui, mais pas pasta.

Dimanche, 8h02

Tout ceux qui courent se retrouvent au rez-de-chaussée pour le p’tit déj. Un petit saut de l’autre côté de la rue nous renseigne sur l’absence de vent (nickel !) et le tableau de bord de la voiture complète l’information avec les 9°C de la température extérieure. On aurait préféré quelques degrés de plus mais ça va aller, on n’a pas de quoi se plaindre.

10h02

Quelqu’un donne le départ du 15 km. Qui ? je n’en sais rien, comme à mon habitude je suis tout au fond du peloton. Comme Fred est à mes côtés, les deux coureurs pieds nus sont à l’arrière. Christian et Théo qui courent en huaraches, ainsi que Maxime et Ruello que l’on a retrouvés sur place, tous deux en VFF, se sont tous positionnés vers l’avant pour ne pas se retrouver englués dans la masse des coureurs lorsque le parcours se rétrécira.

J’ai emporté mes bâtons et dès les premiers hectomètres je m’en félicite. Il faut dire que le parcours entre immédiatement dans le vif du sujet avec 4 km de montée ininterrompue pour 500 m de D+.Profil du parcours Ça monte, je marche d’un bon pas à 5 km/h de moyenne, mais il me faut beaucoup de temps pour me réchauffer. J’ai les pieds encore engourdis de l’attente avant le départ et pendant vingt minutes je porte une attention toute particulière à la manière dont je prends mes appuis. J’ai enfilé deux t-shirts, un compressif en dessous et un basique en polyester par dessus mais dans les sous-bois brumeux ou sur les ubacs ventés je frissonne. Mauvais choix il me semble. Je me suis fié à la température qu’il faisait à l’abri au village sans anticiper les variations liées aux 850 m de dénivelé, ni au brouillard qui recouvrait pourtant déjà la montagne.

11h39

Contrairement à l’année dernière où j’avais attendu Fred dans les montées et lui m’avait attendu dans les descentes, cette année on a décidé de courir chacun à son rythme. Je le dépasse quand ça monte fort (merci les bâtons), il prend l’avantage quand c’est roulant et au final on est assez souvent à proximité l’un de l’autre.
On s’arrête ensemble 5 minutes au ravito, on prend le temps de boire, de manger. Je délaisse les traditionnels abricots séchés et les amandes pour quelques tranches de saucisson et une poignée de cubes de fromage.

Encore un petit bout de grimpette et c’est le sommet, mais dans cette purée de pois il n’y a rien à voir et je ne m’attarde pas, je redescends dès que le bénévole a scanné mon dossard.

12h19

Après une estimation rapide je calcule qu’on doit pouvoir rallier l’arrivée en moins de 3 heures et j’annonce la bonne nouvelle à Fred qui m’a de nouveau rattrapé. Deux cent mètres plus tard on quitte l’alpage pour la forêt et le début de la grosse descente.

Retour au village par la piste forestière qui traverse le sous-bois

Retour au village par la piste forestière qui traverse le sous-bois

La pente est beaucoup moins boueuse que l’année dernière, où ça avait été un vrai calvaire, mais elle est quand même grasse.
Je déteste ce manque de grip, cette sensation que chaque appui peut glisser et que je peux au mieux me retrouver sur les fesses, au pire partir en roulé-boulé sur les branches et les caillasses qui jonchent la piste.

Je vois Fred filer dans la pente sans ralentir alors que je marque le pas et je comprends que l’objectif des 3 heures n’est pas pour moi. Je passe en mode rando et extirpe le téléphone du Camelbak pour prendre quelques photos du sous-bois. Ça illustrera le billet sur le blog.
L’allure en prend un coup. Alors que je maintiens une vitesse d’environ 5 km/h en montée et 7,5 km/h sur les secteurs vallonnés je suis plus proche de 2 ou 3 km/h dans la descente.

Un dernier chemin avant de rejoindre la route

Un dernier chemin avant de rejoindre la route

13h12

Je passe la ligne après un dernier kilomètre et demi parcouru en petites foulées tranquilles, avec presque une demie heure de gagnée par rapport à l’an dernier, mais c’est quand même pas très glorieux. Après avoir couru tout l’été sur du plat à allure réduite en préparation du Grand Raid de Camargue je suis venu ici en touriste, participer à ce trail de montagne comme si c’était une sortie longue dans mes collines varoises. Grossière erreur ! L’année prochaine on ne m’y prendra plus, je continuerai d’intégrer du dénivelé tout au long de l’été histoire de ne pas être pris au dépourvu.

Les clés de la course

Distance : 15,9 km
Chrono : 3h10
Dénivelé : 850 m

15h00

Après avoir ingurgité de quoi compenser une partie des 2 400 kcalories dépensées dans la matinée, il est temps de passer à l’animation barefoot de l’après-midi : la séance de trailball. Le but est de conduire une balle avec le pied sur un parcours chronométré. Le plus rapide est déclaré vainqueur et il est interdit d’utiliser les mains, même pour franchir les obstacles. Le concept remporte un franc succès, particulièrement chez les enfants qui se chamaillent pour passer en premier sur le court tracé concocté par Christian autour des installations sportives.

Le parcours de trailball

Le parcours de trailball

Je prends le départ dans les derniers, à la grande protestation de mes quadriceps, et boucle le demi-kilomètre à allure pépère en 4’08". Le principe est sympa, ça met en jeu tout un tas de compétences, mais après 15 bornes à crapahuter dans la montagne j’ai plus envie d’une chaise longue que de galoper balle au pied.

16h21

La remise des trophées démarre avec un peu de retard. D’abord un court speech des différents intervenants, puis la litanie égrène les différentes catégories de cadets à vétéran, les femmes puis les hommes, et enfin le podium scratch dans la catégorie barefooters où l’on retrouve Maxime et Ruello pour le 15 km.

Maxime et Ruello sur le podium

Maxime et Ruello sur le podium du 15 km

Podium barefoot du 30 km

Podium barefoot du 30 km

17h38

Il est temps pour moi de penser au trajet de retour après ce week-end bien rempli. Vivement l’année prochaine !

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2 réflexions sur “Trail du massif des Brasses 2015

  1. Le temps gagné par rapport à l’an passé vient sûrement du ravito….le saucisson sec C’est bien mieux que les abricots secs.
    Les barefooteur ou minimalistes sont assez peu nombreux et font surtout l’objet de curiosité; j’imagine donc le plaisir qui doit etre le tien de partager un weekend de course avec d’autres minimalistes.

    • Il y a quand même du monde qui court en minimalistes, j’en vois une proportion grandissante dans les pelotons (encore que les chaussures ne sont pas toujours faciles à identifier), mais là c’est carrément le coup de projecteur sur cette pratique, donc effectivement c’est très sympa.

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