Bandol Classic 2015

La Bandol Classic est une course à peu près incontournable dans mon calendrier, c’est la seule à laquelle j’ai participé chaque année depuis que j’ai débuté la course à pied. C’est cette année ma cinquième participation, la deuxième pieds nus, mais un mois après l’ultra-boucle de la Sarra, j’arrive là totalement non préparé (j’ai couru moins de 30 km en un mois) et sans autre objectif que de participer.
Dans la colonne des points positifs on notera l’heure de départ retardée de 18h à 19h, ce qui donne une température moins inconfortable qu’en 2014 (27°C au lieu de 32°C), quant aux points négatifs, en complément de la non-préparation, je pèse 7 kg de plus qu’en juin dernier.

Comme je n’ai pas d’objectif de chrono je démarre assez tranquillement, à peine plus vite que mon allure semi, mais comme je suis parti du fond du peloton je dépasse beaucoup de monde. À partir de la longue montée du 4e km j’alterne marche et trot. Il faut dire qu’on quitte bien vite le bitume pour le sentier qui longe le parcours de golf, et une bonne partie de ceux que j’ai doublés sur la promenade me passent devant.

La descente du RoustagnonSur les crêtes et encore plus dans la descente du Roustagnon les caillasses sont d’une taille vraiment difficile à négocier, et je marche pendant quasiment un kilomètre. Et là j’ai bien l’impression que tout le monde me dépasse. Ceux qui me rattrapent se font plus rares, au lieu de courir ils trottinent, puis marchent.
Je vois même un gars me dépasser en boitant, son genou droit hors d’usage.
Au bas de la descente je retrouve le bitume avec plaisir. Je dois être bon dernier mais avec un cardio qui tourne à moins de 70% de FCM maintenant que je me remets à courir je vais commencer à « rattraper les morts ».

En fait je double très vite une femme qui m’avait dépassé au bas de la descente puis je ne vois plus personne pendant un bon kilomètre.
Je rattrape et dépasse un gars avec qui j’ai échangé quelques mots un peu plus tôt, puis je retrouve le même gusse huit cent mètres plus loin : au lieu de contourner les tennis par le sentier littoral il a continué tout droit sur la route, raccourcissant le parcours de 200 m.
Il faut dire que les bénévoles ont déserté la bifurcation, alors j’imagine que beaucoup ont pris ce raccourci involontairement (ou pas, d’ailleurs).

À l’arrivée sur la plage de Renécros la vision d’un groupe de huit ou dix coureurs à l’autre bout de la plage me redonne une pêche d’enfer. Ils ont l’air à la ramasse et dans les 2 km restants je dois pouvoir combler les trois cent mètres qui nous séparent. Et de fait, dans le dernier kilomètre je dépasse tout ce petit monde pour boucler la course dans le même chrono que l’an dernier, à quelques secondes près.
Bon, courir pieds nus sur ce terrain me coûte toujours 20 minutes, et pour l’année prochaine je me dis que soit j’essaierai de m’entraîner à trottiner plutôt que marcher sur cette caillasse, soit j’emporterai mes Zemgear que je chausserai sur les sentiers. En fait j’aimerais assez taquiner mon meilleur chrono de 2013, réalisé en Kinvara.

Les clés de la course

Distance : 12,6 km
Chrono : 1h42
Dénivelé : 220 m

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3 réflexions sur “Bandol Classic 2015

  1. Ils ont de ces idées aussi… faire des courses en juin à cette heure là dans le sud, à la fraîche ce serait quand même plus cool …tu t’en sort bien quand même, bravo!

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