Sortie n°614

Montée Nicolas-de-LangeCette semaine je passe quelques jours en région Rhône-Alpes, à une heure de voiture seulement de Lyon.
À deux semaines et demi de l’échéance c’est ma seule et unique occasion de faire une reconnaissance sur le site des 6 heures de l’ultraboucle de la Sarra.

D’une part ça me permet de repérer le parcours, c’est toujours mieux d’arriver en terrain connu que de découvrir le tracé et le dénivelé le jour de la course, d’autre part c’est une opportunité d’évaluer la stratégie tour par tour élaborée sur le papier.

Tour de chauffe

Partant d’en haut de la piste de la Sarra, je fais un premier tour pour repérer le parcours en me basant sur le tracé publié sur Openrunner et en m’aidant d’une reco virtuelle faite sur Google Street View.
Ça me permet de valider le découpage du tour en quatre secteurs.

  1. 250 m de descente sur l’herbe
  2. 750 m de route alternant bitume et pavés
  3. 250 m de montée par l’escalier
  4. 750 m de chemin stabilisé

Parcours de l'UBS

Découpage du parcours en secteurs

Ensuite j’enchaîne 4 tours à une allure suffisamment raisonnable que je crois pouvoir tenir le jour J, et surtout sans me préoccuper du chrono.
Je ne connaîtrai mes temps par secteur et mes temps au tour qu’en analysant la trace GPS.

1. La descente

Les données de mon GPS varient d’un tour sur l’autre et donnent en moyenne 16% de pente. Quel que soit le chiffre réel cette section promet d’être une tuerie pour les quadriceps. Après seulement 5 tours ce sont les seuls muscles que je sens rechigner. Pourtant mon allure est loin des 7’30 /km envisagés et plus proche de 8’45 /km. Si le terrain est gras le jour de la course le risque de glissade sera important. C’est le secteur qui requiert une attention de chaque instant.

2. La route

‘Route’ est un grand mot pour décrire la rue de Montauban.
La partie recouverte de bitume évoque plutôt des montagnes russes.
La partie pavée est plus plane mais pieds nus il faut faire attention aux appuis j’ai toujours l’appréhension de me coincer un orteil dans l’interstice entre deux pavés. Cela dit une allure de 7’20 /km semble envisageable.

3. L’escalier

Je m’en tiens à mon plan et marche dans l’escalier, même sur les quelques volées où les marches sont relativement longues et de faible hauteur. Le rythme est lent avec 21’30 /km en moyenne, mais le cardio reste bas et les mollets survivent assez bien à ces 5 répétitions soit 2 815 marches. Évidemment ce sera une toute autre histoire de répéter cette montée à 18 reprises.

Au 5e tour, au moment où je passe en mode ‘marche’ au pied de l’escalier, quatre jeunes en tenue de sport, les écouteurs rivés dans les oreilles, s’engagent eux aussi dans la montée. Les deux garçons montent les marches quatre à quatre, en courant, les deux filles en marchant lentement. Ma marche à un rythme soutenu me place entre les deux groupes. Bientôt les garçons s’arrêtent, à bout de souffle. Ils jettent des coups d’œil par-dessus leur épaule pour mesurer mon retard et repartent en courant juste avant que je n’arrive à leur niveau. Puis ils ralentissent de nouveau et poursuivent en marchant lentement. Ils reprennent encore une fois leur course au moment où je les rattrape mais sur ces dernières volées de marches ils parviennent tout juste à maintenir l’écart qui nous sépare. Et alors qu’eux arrivent au sommet hors d’haleine, je reprends un petit trot qui suffit à les laisser sur place.
Ce que je retiens surtout de l’anecdote, c’est que la montée en marchant permet – ça peut paraître paradoxal – de récupérer pendant 5 minutes, soit 1/4 de la durée de la boucle. Ça me paraît être un élément-clé de la réussite de la course.

4. Le chemin

Ce dernier secteur est vaguement plat. Après quelques mètres de bitume puis de pavés au sortir de l’escalier on passe sur le chemin en sable stabilisé qui traverse le parc. Le stabilisé est assez lépreux, couvert de gravillons la plupart du temps, et ça me paraît difficile d’y faire des pointes de vitesse répétées tour après tour. Mais j’y assure une allure moyenne de 7’37 /km qui sera bien suffisante si je peux la maintenir en course.

Le verdict du cardiofréquencemètre

Pour atteindre mon objectif de 18 tours en 6 heures je dois assurer une allure moyenne de 9’40 /km.
Pendant cette reconnaissance qui a duré 1/4 du temps imparti pour la course, j’ai couru 5 tours à une allure moyenne de 9’15 /km et à 78% de ma FCM. 68% même si je calcule avec la méthode Karvonen. Dans tous les cas je n’ai pas forcé et ça me paraît plutôt bon signe.

La grande inconnue est l’impact qu’aura la fatigue sur ma capacité à maintenir une allure similaire pendant toute la durée de l’épreuve.
J’ai l’impression – peut-être fausse – que la succession de descentes et de montées, en sollicitant des groupes musculaires différents à des intervalles de 5 minutes, peut mieux répartir l’effort et retarder l’apparition de crampes. Réponse le 16 mai.Reconnaissance de l'UBS

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