Semi-marathon d’Hyères 2015

Semi-marathon d'Hyères 2015Il y a des événements qui tombent au mauvais moment, et ce semi en fait partie. Ce qui paraissait une bonne idée fin décembre, quand j’ai défini mes objectifs du premier semestre s’avère être surtout un fardeau. Comme une promesse que l’on a faite dont on ne peut plus se dédire et qui nous encombre plus qu’autre chose. La faute à une préparation sabordée, à des kilos hivernaux qui perdurent et par-dessus tout à l’autre objectif du semestre dont la silhouette se profile à l’horizon. Bref, après les tergiversations dont je suis coutumier, j’ai décidé d’y aller quand même.
C’est l’occasion de tester en conditions de course les vêtements que je compte porter lors du 6 heures.

La course

Après plusieurs semaines de temps relativement beau, presque printanier, de gros nuages ont commencé de s’amonceler samedi en milieu de journée, bien vite accompagnés de pluies orageuses et de bourrasques de vent. Quand je disais que ce semi tombe pile au mauvais moment !
Dimanche matin il pleut toujours, les routes sont détrempées et les flaques nombreuses. Au retrait des dossards je retrouve Gégé, l’autre coureur pieds nus inscrit sur le semi, je fais la connaissance d’Annie avec qui j’ai déjà bavardé en course, mais je les perds de vue rapidement, avant même le départ.

Les premiers kilomètres sont étonnamment faciles. Comme à mon habitude je pars du fond et je remonte le peloton par à-coups, discutant quelques dizaines secondes avec celles et ceux qui m’interpellent. Je ne regarde pas le chrono mais me cale sur mes pulsations en essayant de ne pas dépasser 156 bpm, et mes temps de passage kilométriques sont comparables à ceux de l’an dernier.

km 1 : 5’53"
km 1 : 5’51"
km 1 : 5’36"
km 1 : 5’37"
km 1 : 5’46"

Je me prends un instant à rêver d’un chrono similaire aux 2h03 de l’an dernier, même si je sais très bien que ce sera plutôt 2h10.

À la fin du 6e km le parcours débouche sur l’avenue qui longe la mer, et comme la pluie n’a pas faibli, un vent de face nous balance en rafale des paquets d’eau dans la figure… pendant plus de quatre kilomètres. Le chrono en prend un coup, mais je me félicite de porter des lunettes assez enveloppantes et une casquette. J’abaisse la visière sur mon front ce qui réduit ma visibilité à trois pas environ, mais surtout me protège relativement des embruns.

km 6 : 6’15"
km 7 : 6’01"
km 8 : 6’12"
km 9 : 5’59"
km 10 : 6’03"

Au second ravito je prends le temps de manger un peu de pain d’épices et de chocolat, de boire, de vidanger et de vérifier que je n’ai aucune ampoule en formation sous les pieds avant de repartir. Sur les kilomètres qui suivent le revêtement est assez dégradé, plein de flaques que j’essaie d’éviter et les muscles commencent à tirer. Une nouvelle pause vidange à la fin du 14e km me convainc que je bois trop et je décide de ne plus prendre d’eau aux ravitos.

km 11 : 8’25"
km 12 : 6’12"
km 13 : 6’25"
km 14 : 6’38"
km 15 : 7’09"

Les allures s’étant stabilisées, les concurrents autour de moi se font plus rares et ça devient assez monotone. Au 17e km j’en ai ras-le-bol, je suis trempé, fourbé et impatient d’arriver. Au mini-ravito de 17,5 km deux morceaux de sucre engloutis et le pouce levé d’un gars qui me dépasse en criant « Respect ! » me redonnent du courage, et après une nouvelle pause dans les buissons au 18e km j’accélère un peu pour les derniers kilomètres.

km 16 : 7’15"
km 17 : 6’34"
km 18 : 7’05"
km 19 : 7’05"
km 20 : 6’05"
km 21 : 6’20"

L’aire d’arrivée est déserte. Le vent a fait tomber la plupart des barrières, la pluie a découragé le public de rester aussi longtemps. Exceptés deux officiels qui piétinent pour se réchauffer au niveau du tapis de chronométrage, tout le monde est réfugié dans le bâtiment de l’Espace 3000.
Mon chrono est assez loin de ce que j’imaginais, à 2h17. Gégé, que je retrouve face au podium, a mis exactement 40 minutes de moins avec un fulgurant 1h37 !

Le test du matériel

La bonne nouvelle, c’est que les sous-vêtements de compression que je testais pour l’occasion m’ont donné entière satisfaction. D’une part un boxer assez long pour éviter les frottements sur l’intérieur des cuisses, chose qui m’arrive dès que je cours plus d’une douzaine de kilomètres, d’autre part un t-shirt, compressif lui aussi, pour éviter les frottements sur le torse et les aisselles. Les deux ont passé le test haut la main.
Bien loin du marathon de Marseille en 2013 (couru lui aussi sous la pluie) où j’ai très vite été irrité en de nombreux endroits par le frottement du t-shirt et du short alourdis par la pluie. Aujourd’hui, rien à signaler, même si, je le sais, la distance était moitié plus courte.

Reste le kilt que j’ai dans l’idée de porter pour les 6 heures.
Je l’ai amené ce matin, mais je me suis dit qu’il a beau être en polyester / viscose, une fois trempé il doit peser bien plus lourd qu’un simple short. Donc je l’ai laissé dans la voiture et j’ai enfilé un simple short par-dessus le boxer.

La suite des opérations

Après une bonne semaine de repos, le temps que disparaissent les quelques ampoules de sang que j’ai récoltées sous les pieds, je vais pouvoir me consacrer à la préparation de l’ultra-boucle de la Sarra.

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11 réflexions sur “Semi-marathon d’Hyères 2015

  1. scratchtype1 dit :

    Ŝajnas ke vi havis malfacilan veteron. Ne ĉiom da kuradoj estos bonega aŭ facila, do kvankam povas esti malespereme, mi kredas ke ĉiuj kuradoj instruas ion al vi ĉiuj. Vi plenumis la promeson kiun vi faris je lasta decemembro kaj vi vidis kiel la vestaĵoj faris en malbona vetero.

    Kompreneble, mi kredas ke la kilto estas mirinda ideo, se vi iam ajn uzu ĝin!

  2. cocoandco dit :

    ben moi je dis chapeau parce que les conditions n’étaient pas faciles à ce que je lis…il y a des fois ou finir c’est déjà un exploit alors bravo!!!!

  3. Bravo Lambda !! Ca me rappelle mes premières vraies distances pieds nus – à chaque fois il flottait 😉 Le contact avec le sol mouillé //pourrait// accélérer le renforcement de la peau plantaire – c’était mon expérience tout à fait subjectif…

    Sinon, dommage de pas sauter dans les flaques ? Sur la route, pas trop de risques de choses dangereuses au fond. Et ça leur plaît, aux pieds ! Pour les ampoules, tout est déjà mouillé, ça changera rien….

    Bien joué donc, à la prochaine !

    Christian

    • Ce qui me gêne le plus avec les flaques c’est que j’ai l’impression que les projections d’eau froide favorisent l’apparition de crampes.
      Je n’ai pas évité toutes les flaques, certaines faisaient bien 5 ou 6 cm de profondeur, et à plusieurs reprises j’ai cru sentir mes mollets éclaboussés se raidir. Ça vaudrait le coup de se pencher sur le phénomène.

  4. On est deux ce week-end à avoir fait un chrono plus faible que nos espérances. (Pour ma part la météo n’y était pour rien). L’avantage c’est qu’on pourra toujours faire mieux plus tard. Le tout étant de s’être fait plaisir quand même et de ne pas regretter d’avoir été courir!

      • Oh bah j’ai juste mis 1h06′, soit seulement 2′ de moins que mon premier 10km en 2012 quand je n’étais qu’un bébé de la course ^^ Après je visais pas non plus sous les 1h, sans entraînement particulier on ne peut pas faire des miracles. Après le temps je m’en fou un peu, mais en plus le parcours n’était pas forcément très beau, rien à voir, pas vraiment d’ambiance et j’ai couru « seule », pas de lièvre à portée pour me booster et rendre la course plus fun.

  5. coriolis dit :

    bravo,

    c’est la 1ere fois que je commente un CR…. mais la chapeau …

    j’ai également pris le départ (après quelques hésitations) de ce semi et au vu des conditions, notamment sur le front de mer entre le 6 et le 10, je suis admiratif car perso, j’en ai bavé ….

    Quoique, avec un peu d’humour, je me dis que t’avais peut être choisi la bonne option, car les chaussures détrempées, ben c’est très lourd 🙂

    mêmes causes, mêmes effets ? j’ai également 5 minutes sur mon objectif perso avec une forte dégradation à partir du 15eme … j’ai sans doute payé les efforts entre le 6 et le 10.

    Contrairement à toi, mon test fringue n’est pas passé, T-shirt detrempé, coupe vent qui pesait 1 kg de plus à chaque Kms. Aurais tu des conseils ou des références sur le sujet ?

    Merci

    • Merci ! On s’est croisés sur la course ?
      Les chaussures pleines d’eau j’ai déjà donné, au marathon de Marseille en 2013. Une horreur.
      Dimanche à Hyères je portais un t-shirt compressif Under Armour par dessus lequel j’ai enfilé le t-shirt de la course. Pas de coupe-vent. Jamais en fait, parce que soit c’est étanche, ça coupe bien le vent et je crève de chaud, soit c’est aéré et le vent s’engouffre quand même.

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