Reconnaissance du marathon de Provence-Luberon

Le Luberon sous les nuages

Le Luberon sous les nuages

C’est sous les nuages que j’arrive à Pertuis ce matin pour reconnaître le parcours du marathon de Provence-Luberon qui se déroule au mois d’octobre. J’ai effectué un premier repérage sur Google Maps et préparé un road-book pour m’orienter plus facilement une fois sur place. Et comme certaines sections du parcours semblent emprunter des chemins assez peu carrossables, j’ai également emporté mon vélo et mes affaires de running. Je ne serai pas pris au dépourvu.

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Du cours de la République je tâtonne quelques minutes avant de trouver le premier changement de direction vers le chemin des Moulins. Tâtonner en voiture, ça implique de faire quelques tours du pâté de maison et s’arrêter deux fois au même feu à une minute d’intervalle, sous les regards goguenards des locaux attablés à la terrasse des bistrots. Déjà l’apéro ? À dix heures et demie !

Voie communaleLes bifurcations suivantes ne posent aucun problème, il fallait juste appréhender l’échelle du road-book. Dès le troisième kilomètre le tracé délaisse les routes départementales pour les voies communales. Le revêtement est par endroits un véritable patchwork de raccords de bitume et même si ça semble tout à fait praticable vu de l’intérieur de la voiture, je sais d’expérience que ce genre de chemin inégal et bien souvent assez rugueux au toucher.
Je descends à plusieurs reprises pour m’en assurer. Parfois je cours quelques dizaines de mètres pour vérifier les sensations.

En trois quarts d’heure j’ai bouclé le premier semi et mesuré à la louche 12 km de bitume lisse et 9 km de bitume plutôt dégradé. La proportion n’est pas enthousiasmante, surtout quand on la projette sur la distance d’un marathon. L’avantage c’est que le profil est plat.
Une enfilade de ronds-points plus tard j’engloutis un burger surdimensionné et un demi-litre de soda, puis je retourne sur le cours de la République pour m’occuper de la seconde moitié du tracé.

Le parcours quitte la plaine de la Durance à l’est de Pertuis pour remonter l’Èze vers la campagne onduleuse au nord. Le paysage est plus vallonné, pointillé de rouge par les coquelicots, mais le revêtement des voies communales reste le même : un bitume peut-être quinquagénaire. Gravillonneux.

Les coquelicots se plaisent en Luberon

Les coquelicots se plaisent en Luberon

Au 26e km, surprise ! l’asphalte cède la place à un chemin de graviers tracé rectiligne entre deux vignobles. Je gare la voiture sur le bas-côté et cours quelques foulées. Ça peut le faire, mais qu’est-ce que ça donnera avec 25 km dans les pattes ? Tout ça me paraît de plus en plus compromis.
Six kilomètres plus loin rebelote, un long chemin rectiligne recouvert de graviers. Sur 32 km parcourus, mon décompte totalise 16 km de bitume dégradé et 1,5 km de graviers. Le plus inquiétant est que les sections que j’appréhende, le tour de l’étang de Bonde et le chemin qui ne semble pas accessible en voiture, marqué E sur le road-book, restent encore à faire.
Je me souviens de mon état de fatigue après 32 km aux deux marathons que j’ai courus, et je décide de ne pas poursuivre plus loin la reconnaissance. Aujourd’hui je ne suis pas capable de courir 42 km sur un revêtement aussi dégradé. Je vais devoir reconsidérer mon planning du second semestre et envisager de courir soit le marathon de Montpellier en octobre soit celui de Marseille en septembre, bien que les deux me paraissent globalement inintéressants.

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4 réflexions sur “Reconnaissance du marathon de Provence-Luberon

    • Millau c’est 4 h de route. Mais en combinant avec un déplacement professionnel à Rodez ça peut le faire. J’irai repérer la D907 entre Millau et Le Rozier tiens, bonne idée 😀

    • J’aime bien les surprises. Même quand je dois courir pieds nus dessus.
      En sortie libre ça ne me gêne pas de faire demi-tour ou bifurquer si le parcours est trop difficile. En course je crois que c’est mal vu par les organisateurs si tu ajustes ton itinéraire à l’improviste.
      Quant à faire demi-tour ou abandonner en course, no way. Un jour j’ai fini un trail de 21 km le genou en sang après un vol plané au 3e km. Les secouristes de la sécurité civile m’ont alpagué à l’arrivée et gardé 45 minutes dans l’ambulance. 😀
      Ça m’est plus facile d’être raisonnable avant la course : je repère les lieux et je décide de m’inscrire ou pas. Une fois que j’ai pris le départ c’est trop tard, je deviens têtu et obstiné.

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