Sortie n°476

Piste des CrêtesCet après-midi je retourne sur la piste des Crêtes chaussé des Zemgear Terra achetées l’été dernier. J’emprunte scrupuleusement le même parcours que samedi et initialise le chrono au passage de la barrière qui marque la limite entre la route goudronnée et la piste caillasseuse, de manière à obtenir un temps comparable.

Contrairement à samedi où j’ai dû marcher dès les premiers mètres de chemin, je conserve aujourd’hui une allure de 7′ /km environ. Grâce à la semelle assez rigide des chaussures mon poids à l’impact se répartit sur une surface suffisante pour atténuer la rudesse des aspérités. La semelle est suffisamment fine pour que je sente les cailloux sous mes pieds mais le contact n’est pas douloureux. Sauf sous l’arche évidemment. Comme je cours je choisis mes appuis avec moins de précision et je fais rouler par mégarde quelques Mick Jagger avant de poser le pied dessus juste au niveau de la voûte plantaire. Quelques bleus devraient éclore dans les jours qui viennent.
Mais si les semelles soulagent le contact avec les pierres, elles gomment également tout l’aspect tactile. Je ne sens ni la texture du sol ni sa température, c’est assez déroutant. Et les chaussures ajoutent aussi un élément sonore. Un tap-tap-tap plutôt agaçant calqué sur le rythme de mes pas.

Chemin des crêtes

Le chemin des crêtes

Je cours sur la plus grande partie du parcours où j’avais marché samedi. Les quelques instants de marche sont des moments de répit pour reprendre mon souffle, pas pour soulager mes plantes de pied.
Puis vient la descente et elle s’avère problématique. Au moment de l’appui j’ai l’impression qu’un étau m’enserre le pied, c’est même un peu douloureux. Est-ce que les chaussures sont trop serrées ? Est-ce que mes pieds ont gonflé ? Toujours est-il que j’alterne marche et course pendant le plus gros de la descente.
Arrivé à la barrière qui marque la fin de la piste je reprends une allure décente et termine le dernier kilomètre de bitume à 6’30 /km.

Conclusion

Le chrono est sans appel : 8’34 /km de moyenne sur les pistes au lieu de 18’45 /km samedi. C’est une demie heure économisée. Mais le chrono ne fait pas tout. Ok, avec des chaussures j’ai pu courir au lieu de marcher, ce n’est pas négligeable. Le prix à payer c’est une perte des sensations tactiles et quelques douleurs étranges pendant la descente. De plus les Terra ont un désavantage important : leur tige en néoprène n’est pas respirante et tient horriblement chaud. J’ai mis 28 minutes au lieu de 59 pour parcourir la boucle mais je n’ai pas trouvé la sortie agréable pour autant.

Et puis tout bien réfléchi la démarche ne me paraît pas cohérente.
Courir pieds nus sur 9 km de bitume puis mettre des chaussures pour les 3 km de piste rocailleuse ? Quelque part ça ne me satisfait pas. Je vais passer pour celui qui cherche à épater la galerie en courant pieds nus devant les spectateurs mais met des chaussures dès qu’il est hors de vue.
Donc dans l’immédiat j’ai décidé de ne pas m’inscrire à la course. Je vais continuer de m’entraîner sur ce type de parcours, pieds nus, et si j’arrive à quelque chose de décent avant la mi-juin j’aviserai.

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6 réflexions sur “Sortie n°476

  1. Effectivement chrono rien à voir. Bon maintenant que t’as testé, si c’est pas la démarche que tu veux avoir, effectivement, t’as beau pouvoir courir dans les caillasses avec tes semelles, t’en profites pas comme tu le devrais.
    Bon courage pour dompter les cailloux!

  2. « Je vais passer pour celui qui cherche à épater la galerie en courant pieds nus devant les spectateurs mais met des chaussures dès qu’il est hors de vue »
    Effectivement vu comme ça, cela ne donne pas envie de chausser. Et étant donné la perte de sensation ça fait moins rêver. Malgré un meilleur chrono, tu sembles avoir préféré la sortie pieds nus 🙂

    • Et je compte y retourner dès demain… pieds nus. Je veux voir quelle marge de progression il y a par l’entraînement, mais je crois que quoi qu’il en soit je vais m’inscrire à la course et la courir pieds nus. Ça prendra le temps que ça prendra.

    • Ils ont juste la taille qu’il ne faut pas. Tout petits ou très gros c’est beaucoup moins gênant. De la taille d’un œuf comme ceux-là, c’est dur. Je n’y fais pas trop attention, mais je dois faire un sacré paquet de grimaces aussi.

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