Sortie n°437

Sortie n°437Les prévisions météo heure par heure annonçaient de la pluie ce vendredi matin jusqu’à dix heures, ce qui était relativement optimiste puisqu’il pleut encore un peu à midi et demie quand je sors courir. Rien de terrible, juste une dernière averse pour faire bonne mesure avant que les nuages ne s’éloignent vers le plateau de Siou blanc. Ce n’est pas agréable outre mesure de patauger (pieds nus) sur les routes détrempées donc je pars pour une sortie plutôt courte de 35 minutes environ. À peine le temps de faire l’aller-retour entre le Beausset et Ste-Anne.

Au détour d’une haie je tombe nez à truffe avec un chien de bonne taille. Ma fréquence cardiaque fait un bond, mais je crois bien que je l’ai surpris au moins autant que je ne l’ai été. On s’ignore superbement et chacun poursuit son chemin. Je jette quand même deux ou trois coups d’œil par-dessus mon épaule pour m’assurer qu’il ne me suit pas.

J’oublie la rencontre et poursuis mon trajet à un rythme pépère. Après dix-huit minutes de course je fais demi-tour et reviens par le même itinéraire quand, à la sortie d’un virage, je découvre à vingt mètres devant moi le même chien accompagné d’un autre encore plus gros qui trottinent dans ma direction.
Ni une ni deux je rebrousse chemin en augmentant sensiblement l’allure tout en réfléchissant à un moyen de m’esquiver. Sur cette route secondaire qui serpente entre les champs, la plupart des bifurcations se terminent en cul-de-sac ou débouchent sur des chemins menant droit dans les collines. Si les chiens s’intéressent de trop près à mes mollets je préfère être à portée de voix des habitations les plus proches. Au bout de 500 m je bifurque dans la voie d’accès à un lotissement que je traverse avant de passer devant le collège, remonter jusqu’au rond-point à l’entrée du village puis de là redescendre dans la plaine pour rejoindre mon itinéraire initial. Après un détour de près de 2 km me voilà de retour à quelques dizaines de mètres de l’endroit où j’ai fait demi-tour. Je scanne les alentours : aucune trace des chiens. Tant mieux. Je termine ma sortie en petites foulées avec dix minutes de plus que prévu au chrono et une fréquence cardiaque moyenne à 77%, plutôt dans les clous pour l’endurance fondamentale que je visais.

Sortie n°437, courbe de fréquence cardiaque

Sortie n°437, courbe de fréquence cardiaque

Cynophobie ?

Probablement. J’ai toujours eu peur des chiens, il n’y a qu’à voir ma courbe de fréquence cardiaque pour s’en convaincre. Quand ils sont petits je gère. Mais dès qu’ils atteignent une certaine taille, disons à partir de quinze ou vingt kilos je cherche à mettre la plus grande distance entre eux et moi. Même quand ils sont aussi placides que ceux que j’ai croisés aujourd’hui, qui n’ont pas aboyé, qui ne m’ont pas couru après et qui m’auraient probablement ignoré superbement si je les avais croisés au lieu de prendre mes jambes à mon cou.
Et vous, comment vous gérez ces rencontres canines en particulier ou animales en général ?
Et ceux qui comme Nolwenn les côtoient à longueur de temps, comment vous faites ?
Vous avez des « trucs » ?

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9 réflexions sur “Sortie n°437

  1. Moi j’aime bien les chiens, du coup je pars avec un jeu complètement différent…

    Quand j’en croise un en liberté, en général je m’arrête et je le laisse me renifler, c’est tout ce qu’il veut en principe. Bon c’est toujours chiant quand t’es dans ton entraînement de devoir t’arrêter mais bon, c’est pas grave non plus.
    Et quand j’entends des aboiements agressifs, j’espère de toutes mes forces que le chien est enfermé. Ce qui ne sert strictement à rien on est d’accord.

    Quand j’étais môme, j’allais à l’école en vélo avec deux copains. Un jour, on a été poursuivi par le rott d’un mec qui habitait la même rue et qui avait laissé son portail ouvert ce matin là. J’ai eu la trouille de ma vie, mais j’en garde pas de séquelle psychologique. 😀

    En fait, j’ai plus peur quand j’emmène un chien, qu’on en croise un autre… si j’ai deux dominants sur les bras, c’est le clash assuré, du coup c’est pas terrible. Je tiens pas à ramener de la chair à pâtée à mon travail…

    • Si tout ce qui l’intéresse c’est de me renifler ça me dérange pas. Mais comment en être sûr ? Dans le doute je préfère me carapater et ne jamais savoir plutôt que de tenter le coup. Une fois quand j’étais ado le berger belge du voisin m’a poursuivi sur une centaine de mètres. J’ai dû taper mon meilleur chrono sur 100 m ce jour-là, et exploser ma FCM au passage. J’entendais les battements de mon cœur résonner dans toute ma carcasse.

      • Je vais vers le chien en partant du principe qu’il veut me renifler. Si c’est pas ça, faut pas oublier de protéger sa gorge avec son bras. 😀 C’est tout ce que je sais. 😀

        • Tu me rassures vachement. Si j’étais souple je m’auto-congratulerais d’une grande tape dans le dos pour avoir posé cette question. 😀

          • Pardon, je pars du principe que les chiens sont gentils, et que les moins sympas de la bande sont bouclés chez eux. Je te l’accorde on est pas à l’abri d’une défaillance du système (la preuve, on a tous les deux été coursés par le pas-vraiment-meilleur-ami de l’homme dans le passé). Mais je prends la chose un peu comme aller courir en sachant que des joggeuses se font agresser… bon ça arrive mais je veux pas flipper tout le temps. J’ai une confiance assez inouïe en mon destin.

            Bon pour les chiens, je suis moins susceptible que toi d’avoir des problèmes, juste parce que je n’ai pas peur et qu’ils le sentent. Un chien « de garde » qui sent ta peur, il risque de se dire que tu prépares effectivement un truc louche. Mais bon, c’est pas facile à contrôler, je suis bien d’accord.

  2. Je n’ai pas spécialement peur des chiens mais par principe j’ai quand même tendance à faire un petit détour pour les éviter.
    Et si je n’ai pas le choix et que je dois passé à côté de lui je ne le fais pas jamais en courant j’ai tendance à penser que je risque de l’énerver, alors que comme le dit Nolwenn il veut probablement juste me renifler!
    J’ai été coursée une fois quand j’étais gamine, enfin j’ai cru que je l’étais, le chien n’en avais en fait qu’après la voiture de son maître qui roulait à la même vitesse que moi (en même temps le gars qui promène son chien en voiture c’est pas courant…). Mais ça a suffit à me traumatiser.
    C’est quand même assez impressionnant les pics de fréquence cardiaque quand tu croises des chiens…

  3. Peur bleue comme toi. Ca craint à mort un clebard (Désolé nolwenn…) surtout quand t’es pas dresseur. Parcequ’il va resentir ta peur. Donc en fait ça dépend de l’état d’esprit du moment. Soit c’est « c’est toi ou moi ! » soit c’est « A l’aide, y a t’il un maitre du chien-chien dans le coin ???? ». Sinon tu prends ton tél et tu appelles un ami (Nolwenn c’est quoi ton bigo ?). Sinon faire demi-tour c’est bien aussi.
    En ville on est moins embêté avec les chiens. C’est plus avec les voitures qu’on est embêté.

    • Quand je fais des petits tours sans m’éloigner de plus de 3 km je prends pas le téléphone. Je devrais. J’ai pas non plus de chaussures pour mettre un grand kick au cas où sans me faire mal. Il me reste ma casquette pour faire diversion…

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