Sortie n°419

Samedi

Distance : 6,4 km
Durée : 0h48

La pluie s’est arrêtée alors je me décide à aller courir un peu. ‘Un peu’ est un euphémisme puisque mon idée est de partir pour une douzaine de kilomètres en suivant une partie de mon itinéraire d’il y a quinze jours. Je me gare sur le même parking et emprunte la même route. Deux kilomètres et demi plats avant d’attaquer la corniche et sa pente moyenne de 4%. Arrivé à Fabrégas je quitte comme la dernière fois la route étroite pour le chemin de terre. De boue plutôt. Avec ce qu’il a plu ces derniers jours le chemin est très glissant et parsemé de flaques que j’évite tant bien que mal.

Le KLe K

Au moment où je coupe derrière le parking j’entends des aboiements répétés. Pas juste un ouaf désabusé, ce chien-là a l’air d’en avoir après le monde entier.
Je mets le cardio en pause et m’arrête pour mieux localiser la direction d’où proviennent ces aboiements. Ce qui s’avère inutile puisque je vois le chien en question surgir à l’autre bout du chemin à cent pas devant moi. J’y connais pas grand chose en chiens, c’était un animal trapu et court sur pattes avec une grosse tête. Façon pitbull ou plutôt staf, même si c’était probablement pas un de ceux-là.
De toute façon je n’ai pas d’atomes crochus avec les chiens, quelle que soit leur race. Je les évite autant que possible. Même si la plupart ne me veulent certainement pas de mal, je pars du principe que plus ils sont loin, mieux je me porte. Un peu de la même manière que Stefano évite le K dans la nouvelle éponyme de Buzzati.

Là c’est râpé. Le chien m’aperçoit et marque l’arrêt. Je me mets de profil pour ressembler le moins possible à une menace. Lui se remet à aboyer. J’esquisse quelques pas de côté. De l’autre côté je veux dire, je rebrousse chemin. Je passe une butte, je dois être hors de vue, et je me remets à trottiner. Je lance de nouveau le chrono et traverse le rond-point en direction de la plage. C’est un cul-de-sac mais le temps de parcourir les 400 m aller et les 400 m retour le chien aura passé son chemin et je pourrai reprendre mon itinéraire.
Sauf qu’alors que je remonte de la plage en direction du rond-point, le chien lui descend vers la plage et nous nous croisons. Il n’aboie plus et à l’air de m’ignorer superbement, mais ça ne me plaît pas du tout de le revoir si tôt.
Je m’arrête sur le parking qui surplombe la route et moins d’une minute après je vois le K, pardon le chien, remonter comme s’il suivait ma piste. Je laisse tomber l’idée de reprendre mon itinéraire. La route de la corniche serpente sur de longs kilomètres entre la mer et la forêt. Elle doit être déserte avec ce temps pourri, s’il prend l’envie à ce chien de goûter mes mollets je serai irrémédiablement seul là-haut. Au contraire je préfère rester dans une zone habitée et je reprends la route par laquelle je suis arrivé. Tant pis, je rejoindrai la forêt de Janas par l’autre côté, par le camping et le parcours de santé.

Trajet retour

Pendant un bon kilomètre je jette de fréquents coups d’œil par-dessus mon épaule. Pas de chien à l’horizon bien sûr, mais je regarde quand même. Appelez ça de la paranoïa si vous voulez, mais rencontrer la même personne (ou le même chien en l’occurrence) trois fois en l’espace de quelques minutes tout en allant dans trois directions différentes, c’est peut-être l’effet du hasard mais c’est pas confortable. En tous cas pas pour moi.
Le bon côté des choses c’est que je regarde très peu mon cardio. Je cours au feeling et le feeling est plutôt bon. J’ai l’impression que je pourrais courir comme ça pendant des heures. Même sans chien pour me courser.

Mais bientôt la pluie se remet à tomber. Je regarde l’heure affichée par l’enseigne d’une pharmacie et je calcule que je cours déjà depuis trois-quarts d’heure. La voiture est en vue, je laisse tomber l’idée de continuer jusqu’au parcours de santé. Pas envie de courir 3 km de plus sous la flotte. Tant pis, j’y retournerai lundi si la météo tient ses promesses. Fin de la sortie, mais pas de l’année. Lundi je vais essayer de conclure 2013 en beauté.

Parcours

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Une réflexion sur “Sortie n°419

  1. Je ne supporte pas ça non plus. Une amie d’amie s’est fait défoncer le genou en forêt, heurtée par un chien. Et quelques semaines d’arrêt….

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