Programme de l’automne

Dimanche dernier j’ai couru mon dernier objectif de l’année. Il est temps de faire un nouveau point sur la situation trois mois après le dernier débrief et à l’approche de la moitié de l’année où la météo est moins clémente.

Répartition du kilométrage pieds nus/chaussé mois par mois

Répartition du kilométrage pieds nus/chaussé mois par mois

Premier semestre

Posons le décor. Pendant tout le premier trimestre je préparais le marathon de Marseille au rythme constant de 150 km par mois. Pas de fantaisie, juste des kilomètres à la chaîne avec aux pieds une paire de Saucony Kinvara 2 (en bleu sur le graphique).
Mais ça, c’était avant.
À partir d’avril j’ai graduellement augmenté la proportion de course pieds nus (en rose) jusqu’à totalement arrêter les chaussures à la mi-juin après avoir couru la Bandol Classic.

Pendant l’été

Depuis Bandol j’ai couru 350 km pieds nus, et une quinzaine de plus en chaussures minimalistes (les moignons jaunes tout en bas à droite sur le graphique). J’ai couru deux compétitions de 10 km (pieds nus donc) et battu les deux fois mon meilleur temps sur la distance.
Autant dire que je suis plus qu’investi dans le barefoot. Ce serait d’autant plus compliqué de rebrousser chemin et revenir à la course chaussée. C’est la raison pour laquelle j’ai investi dans une paire de Zemgear Terra. Pas d’amorti, pas de drop et un gros orteil séparé pour conserver un minimum de mobilité.

Aujourd’hui

D’abord je suis plutôt surpris par l’apparente facilité avec laquelle je me suis adapté à la course pieds nus en quelques mois. Ça me déconcerte un peu même. Je n’ai pas vraiment augmenté les distances depuis juillet, de peur de trop forcer et de me blesser.
Bon, coupons court tout de suite, il n’y a rien de surhumain là-dedans. Au bout d’une dizaine de kilomètres, voire moins selon le revêtement, j’ai la plante des pieds sensible. Ça disparaît en quelques heures. Le lendemain j’ai les mollets qui tirent. Le surlendemain aussi la plupart du temps. Tous les matins quand je me lève mes tendons d’Achille sont plutôt raides pendant plusieurs minutes.
Néanmoins je fais mes trois sorties chaque semaine pour une distance totale entre 20 et 30 km hebdomadaires.

Et après ?

Il y a plusieurs axes que je souhaite explorer dans les mois qui viennent.
Le premier c’est la distance.
La longueur moyenne de mes sorties pieds nus est de 8 km, mais ma distance maximale n’est que de 13,5 km. Je pense être capable déjà aujourd’hui de faire beaucoup plus, mais je vais y aller progressivement, en ajoutant 10% chaque semaine tant que les sensations sont bonnes. Une idée qui me trotte derrière la tête est de courir un semi-marathon au printemps.

Le second axe c’est le revêtement.
J’ai commencé à inclure dans mes sorties longues quelques kilomètres de piste incendie. C’est assez différent du bitume, les foulées sont plus courtes, plus irrégulières, mais ça n’a rien de terrible. C’est assez spectaculaire et je crois qu’on souffre plus par procuration quand on voit quelqu’un courir pieds nus sur un tel terrain que quand on court soi-même.
Dès ce mois-ci je vais augmenter la proportion de pistes et chemins, voire de sentiers.
Mon objectif secret c’est de courir la Bandol Classic en juin 2014 intégralement pieds nus. Je savoure déjà par anticipation le bonheur de franchir la ligne d’arrivée ce soir-là. Peu importe que ce soit en 1h30, 1h45 ou 2h.

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4 réflexions sur “Programme de l’automne

  1. En fait ta peau s’est adaptée particulièrement vite, plus vite que tes mollets et tendons. J’espère que tu pourras courir un semi au printemps, mais avec l’hiver entre temps t’as pas peur de « perdre » un peu cette capacité à supporter le contact du sol vu que tu vas devoir mettre tes Zemgear Terra? Ou tu comptes les mettre vraiment en dernier recours et donc reprendre très vite la course pieds nus? Remarque « printemps » c’est large, t’as sûrement le temps de les réhabituer aussi avant. Et puis j’oublie qu’on est dans le sud, l’hiver est peut-être pas le même ici.

    • La perte de capacité est justement une discussion en cours sur le forum de la Barefoot Runners Society et les plus expérimentés soulignent que la perte est très très lente. Une théorie suggère que le principal effet de la pratique ne serait pas d’épaissir la peau mais plutôt d’apprendre au cerveau à gérer l’abondance de stimuli et à faire le tri entre les différentes sensations. J’avoue que ça me plaît comme explication.
      Quant aux Zemgear, effectivement je les ai achetées comme back-up uniquement. C’est mieux sans.

  2. Tes réflexions m’intéressent, à l’approche de l’hiver. Je crois aussi que je vais, pour assurer mes arrières ou rassurer mon cerveau, trouver une paire de chaussures plates à trimballer avec moi… On verra bien ! 🙂

    • Ouaip. Ce premier hiver on l’attend pas vraiment avec impatience. Mais c’est inéluctable, il va faire froid et humide pendant quelque temps.
      Je crois que ces chaussures qu’on trimballe ou qu’on envisage de trimballer apportent plus de confort au mental qu’au physique. Après tout, même si c’est un effet placebo, si ça fonctionne pourquoi s’en passer ?

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