Sortie n°374

Programme

60′ à EF

Dimanche

Distance : 10,8 km
Chrono : 1h05

Le programme voudrait que cette sortie dominicale soit tranquille, mais c’est aussi l’occasion que nous avons choisie pour reconnaître le parcours commun aux 10 km et au semi-marathon de Toulon.
Je dis ‘nous’ car « Mr. Green » m’accompagne. Dans quinze jours lui courra le semi, moi le 10 km. Il a plu pendant la nuit, les orages annoncés pour dimanche après-midi ont eu quelques heures d’avance et on se confirme le planning par un petit coup de fil.
« Il pleut chez toi ?
— Non, et chez toi ?
— Non plus. On y va ?
— On y va. À tout à l’heure. »

Quelle idée géniale ! Vingt minutes plus tard on se retrouve à l’endroit convenu sous un véritable déluge. Tant pis, maintenant qu’on est là on va faire la reco. On s’élance sur le boulevard qui longe le bord de mer entre La Garde et Toulon. En moins d’un kilomètre nous sommes intégralement trempés. T-shirt, short. Chaussettes et chaussures aussi pour Mr. Green. Les miennes de chaussures sont dans un sac à dos, « au cas où« . C’est l’occasion de voir ce que donne le barefoot par temps (très) humide. On court face au vent, la pluie frappe mes lunettes, je n’y vois rien. Nous croisons des plaques d’égout soulevées par la force du courant, par où se déverse le trop-plein du réseau d’évacuation des eaux usées. On patauge dans plusieurs centimètres d’une eau par moment plutôt nauséabonde.
Au bout de la corniche, juste avant les plages du Mourillon, la route suit une légère dépression du terrain où l’eau s’accumule. On craint tout particulièrement de mettre le pied dans une canalisation dont la plaque aurait été emportée, deux étudiants sont morts noyés de cette manière sur le campus l’an dernier. On traverse donc la chaussée, jusqu’aux mollets dans vingt ou trente centimètres d’eau, pour rejoindre la partie la plus élevée de la route. On a parcouru seulement 2,5 km, le quart de la distance.

Dessiccateur maison

Tentative de sauvetage d’un Forerunner noyé

Deux kilomètres plus loin on contourne le rond-point qui marque la première bifurcation du parcours. Je jette un œil à mon poignet, le Forerunner a rendu son tablier. Il s’est éteint et je peux voir une bulle sous l’écran. Au mois de mars il a déjà pris l’eau pendant le marathon et il lui a fallu tout un trimestre pour fonctionner de nouveau normalement. Tandis que j’écris, il tente de récupérer toutes ses facultés dans un dessiccateur improvisé à partir d’un bocal hermétique et de quelques poignées de riz.

La pluie cesse bientôt, à la moitié du parcours. Le niveau de l’eau a baissé tout aussi vite qu’il était monté. Le réseau d’évacuation joue de nouveau son rôle et il ne reste plus que quelques flaques sur les trottoirs et la chaussée.
Quand on atteint la piste cyclable on n’a plus à se préoccuper ni de la pluie, ni des bouches d’égout, ni de la circulation et on peut enfin augmenter l’allure. Mr. Green allonge la foulée, moi j’augmente la cadence. Ces trois kilomètres de piste cyclable sont un vrai régal comparé aux péripéties du début de la séance. Puis on rejoint la route pour les derniers hectomètres de montée qui nous ramèneront au parking. L’occasion pour moi de rencontrer mon premier bout de verre en tant que barefooter. Une douleur soudaine, je m’arrête immédiatement pour vérifier et extirpe un petit éclat de verre de mon talon. Quelques gouttes de sang, rien de bien méchant, je termine ma course.

Au final la sortie a été plutôt riche en événements. Une pluie diluvienne, des routes inondées, un éclat de verre, un Forerunner mis K.O. J’ai eu ma dose, je regrette presque les séances de mercredi et vendredi à propos desquelles il n’y avait rien à dire.
J’ai pu mesurer la distance parcourue sur un site de cartographie, mais je n’ai pas d’idée précise du chrono. Question reconnaissance c’est raté, je ne sais pas plus qu’hier la manière dont j’adapterai mon allure au profil du parcours, ni du chrono que je peux espérer.

Résumé de la semaine

Distance : 22,6 km
Chrono : 2h27

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3 réflexions sur “Sortie n°374

  1. Barefooter sous le déluge, chapeau !!!
    Billet très sympa. Mais je me dis que c’est quand même plus facile d’être barefooter à Toulon qu’à Lille, hein 😉

    • L’avantage des orages d’été c’est qu’il pleut de l’eau chaude 😉
      Dit de cette manière, ça fait galéjade mais c’est vrai qu’il faisait 22 ou 23°C et que la pluie était à la même température, on n’avait aucune sensation de froid.

  2. Le Forerunner de Mr. Green ayant survécu (mais ni le mien, ni nos deux téléphones), j’ai pu récupérer la trace GPS du parcours. J’en ai supprimé les fréquences cardiaques, édité la partie qu’il a courue seul et ça fait un parcours tout à fait acceptable de 10,84 km en 1:04’56 ».

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