De Ste-Anne à Six-Fours par le Gros cerveau

Le Gros cerveau, 429 m.

Le Gros cerveau, 429 m.

C’est le jour J. Celui du semi-trail de 20 km reliant Ste-Anne d’Évenos à Six-fours en passant par les collines. Pour une fois je ne cours pas seul – on va appeler mon compagnon d’équipée Mr. Green – mais il y a un tel écart de niveau entre nous que je vais être un boulet pour lui. Tant pis, l’objectif n’est pas de péter un chrono mais de se faire plaisir. On estime à trois heures le temps dont on aura besoin pour boucler le parcours envisagé.

17h56

Après un petit footing d’échauffement on traverse sans ralentir la place de Ste-Anne qui marque le point de départ du tracé. L’allure est bonne, la route en légère descente et le temps est au beau fixe. Les conditions idéales quoi.

18h01

C’est le moment de quitter l’asphalte pour une longue section de chemins et de sentiers. On commence par longer les vignes pour rapidement les laisser sur notre gauche et nous engager sur le sentier qui monte vers les grès de Ste-Anne.

Les Grès de Ste-Anne

Les Grès de Ste-Anne

En fait de sentier il suit le talweg et ressemble plutôt au lit d’un ruisseau asséché. En période d’orage ce doit être un torrent qui dévale la pente.
Mr. Green a déjà pris le large, il est rapidement hors de vue sous le couvert des arbres alors je prends mon temps et j’avance à mon rythme.
Arrivés à la clôture de la carrière on tâtonne un peu à la recherche du sentier qui se lance à l’assaut de la pente opposée. Je profite du temps de répit pour déplier mes bâtons de rando, ils vont bien m’aider dans la montée qui se profile.

18h34

Les derniers lacets du GR51 avant le sommet

Les derniers lacets du GR51 avant le sommet du Gros cerveau


Les derniers lacets du GR51 nous conduisent au sommet du ‘Gros cerveau’. La vue est splendide. On arrête le chrono le temps de profiter du paysage et d’engloutir un tube de gel et une barre de céréales. Mr. Green prend quelques photos de la rade de Toulon avec Hyères et les îles du Levant au loin. Quant à moi j’ai déjà des photos de l’endroit prises pendant une rando précédente, elles sont de meilleure qualité que celles que peut prendre mon téléphone.

46 minutes de course (hum, de marche aussi) et seulement 4,3 km de parcourus. C’est peu, mais on a derrière nous la quasi-totalité du dénivelé positif. Il nous reste à descendre de 420 m d’altitude au niveau de la mer.

18h48

Le GR51 longe maintenant la crête qui surplombe la carrière. Un à-pic de plus de soixante mètres. On garde les yeux rivés sur le prochain point d’appui, c’est pas le moment de se prendre les pieds dans le tapis et de faire le grand plongeon.

Le GR51 longe la ligne de crête au-dessus de la carrière

Le GR51 longe la ligne de crête au-dessus de la carrière

Passé le petit pont de bois on progresse sur des strates verticales de rochers coupants en guise de sentier. Terrible pour la plante des pieds malgré toute la technologie embarquée dans mes semelles si l’on en croit Mizuno.
On rejoint bientôt la route départementale 2020, je range mes bâtons, et après toutes ces caillasses les 1 200 m de descente à 3,5% permettent de se dégourdir les jambes et d’allonger la foulée. Ça ne dure pas, bientôt on bifurque de nouveau sur le sentier. La dernière portion de chemin avant des kilomètres de bitume. Mr. Green prend le large dans la descente comme il a pris le large dans la montée. Il n’y a guère que sur le bitume qu’on a couru de conserve.

19h11

Le sentier débouche sur une route bétonnée. Après 7,4 km et 1h23 de course on a atteint le quartier du Lançon. C’en est fini des chemins, la douzaine de kilomètres restante est entièrement sur la route.
La demie heure qui suit est très roulante sur une pente descendante régulière de 3%. On traverse Sanary du nord au sud jusqu’au pont enjambant la Reppe qui se jette dans la mer. La Reppe qu’on a longée au tout début du périple alors qu’on traversait Ste-Anne d’Évenos.

19h46

Le long de la plage de Bonnegrâce

Le long de la plage de Bonnegrâce

On longe maintenant la plage de Bonnegrâce, battue par un fort vent qui n’attire guère que les surfeurs et les goélands. Je commence à souffrir. Le rythme qu’on vient de tenir pendant la longue descente à travers Sanary a probablement été trop rapide pour moi. J’ai vu sur mon GPS des allures proches de ma VMA. Ce serait bien si j’étais dans une séance de fractionné, mais là je suis en train de courir 20 km !
Je marche toutes les quelques minutes, histoire de reprendre mon souffle. Mr. Green lui, effectue des demi-tours fréquents pour ne pas prendre trop d’avance. Arrivé au bout de la plage j’hésite entre m’en tenir au plan initial et poursuivre sur la piste cyclable qui monte vers le cap Nègre, ou tirer au plus court et monter l’avenue de la Mer en direction du centre-ville de Six-Fours.
Mr. Green se tourne vers moi et d’un signe de tête s’enquiert de la direction à prendre. De l’index je lui désigne le cap Nègre.
Je vais galérer encore un peu.

19h59

On a atteint le parc de la Méditerranée, le chrono indique 2h10 et on a parcouru environ 14,5 km. C’est le moment de faire cinq minutes de pause et on marche un peu à travers le parc désert. Pas longtemps car le vent souffle toujours, apportant des nuages menaçants, et la température baisse sensiblement.
Il reste une demie heure avant de rallier l’arrivée et je n’avance plus qu’au ralenti. Mes mollets sont au bord de la crampe, mes pieds sont douloureusement comprimés par les chaussures et je marche autant que je cours. Je ne suis plus un boulet mais une ancre. On décide de se séparer et chacun termine les derniers kilomètres à son rythme. Mettons les points sur les i : j’ai parcouru à peine 200 m que déjà la silhouette de mon compagnon de route a disparu au loin.
J’accélérerais volontiers mais je ne peux pas aller plus vite que 8,5 km/h.

20h42

J’appuie sur le bouton ‘start/stop’ après 2h38 de course, 19,4 km parcourus et un dénivelé conséquent puisqu’on est monté de 169 m à 420 m d’altitude pour descendre ensuite au niveau de la mer.
Je suis fourbu mais heureux.
Une expérience à tenter de nouveau… dans quelque temps.


Les clés de la course

Distance : 19,4 km
Chrono : 2h38
Dénivelé positif : 475 m
Dénivelé négatif : 623 m

Tracé du parcours

Parcours de Ste-Anne d'Évenos à Six-Fours

Parcours de Ste-Anne d’Évenos à Six-Fours

Précédent Suivant

Publicités

Une réflexion sur “De Ste-Anne à Six-Fours par le Gros cerveau

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s